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Tour de France: Ricardo Ricco contrôlé positif à l'EPO, l'équipe Saunier-Duval quitte le Tour
![]() Ricardo Ricco (Archive Reuters)
L'Agence française de lutte contre le dopage a confirmé le contrôle positif du coureur italien de Saunier Duval, qui a remporté deux étapes sur ce Tour.
Grégory Schneider
LIBERATION.FR : jeudi 17 juillet 2008
La star du Tour de France 2008 a quitté le barnum. Entre deux gendarmes. A 12h50, sur un parking de Lavelanet, le grimpeur italien de la Saunier Duval Riccardo Ricco s'en est allé dans le chaos, mitraillé par les photographes, sifflé par les passants.
Le double vainqueur d'étape de la Grande Boucle 2008 (à Super-Besse le 10 juillet, à Bagnères-de-Bigorre le 13) a été contrôlé positif à la CERA ( Continuous Erythropietin Receptor Activator ), une EPO retard récemment mise sur le marché. L'échantillon incriminé aurait été prélevé après le contre-la-montre du mardi 8 juillet, à Cholet. L'équipe espagnole de Rico, la Saunier Duval, a quitté le Tour et suspendu «ses activités cyclistes».
Ricco est le troisième coureur contrôlé positif après Manuel Beltran (de l'équipe Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld). Mais le grimpeur est la première star du peloton incriminée, le digne successeur de Michael Rasmussen et Alexandre Vinokourov (pris par la patrouille lors du Tour 2007) ou Floyd Landis (contrôlé positif trois jours après la fin du Tour 2006, qu'il avait gagné). Ricco est un cas. Un phénomène, capable de faire exploser la course lors des étapes de montagnes comme les plus purs grimpeurs de l'histoire; un Marco Pantani (son idole, mort par overdose) ou un Claudio Chapucci. Contrôlé pratiquement chaque jour depuis le départ du Tour par le personnel de l'Agence française de Lutte contre le Dopage (AFLD), qui l'avait dans le collimateur, Ricco faisait valoir la particularité suivante: son taux d'hématocrite -ou taux d'oxygénation dans le sang- serait naturellement élevé, et non pas le fruit de la prise d'EPO, star des produit dopants depuis son introduction dans le peloton dans la première moitié des années 90. Il apparaît que le cycliste romagnol avait raison, au moins en partie: l'UCI (la Fédération internationale) avait effectivement validé ce particularisme, prenant acte des valeurs hématocrites hors normes du phénomène. Mais il y avait autre chose. Ricco est tombé. Son coéquipier de la Saunier Duval Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape lundi et que l'on n'avait jamais vu aussi fort à 37 ans, coule avec lui, toute l'équipe s'étant retirée. Le mystérieux Juan José Cobo, Saunider Duval aussi, étonnant 8e du classement général, a suivi le même chemin. Lundi, la 12e étape eùmenait le peloton de Lavelanet à Narbonne. |
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