Recherche
  
Sur Libération.fr
Recherche sur le
web avec Google
 
Réactions en chaîne après l’incident du Tricastin
VINCENT LONCHAMPT et LAURE NOUALHAT (à Valence)
QUOTIDIEN : samedi 19 juillet 2008

La fuite du Tricastin n’en finit pas de faire des vagues. Vendredi matin, la préfecture de la Drôme réunissait la Commission d’information auprès des grands équipements énergétiques du Tricastin (Cigeet) pour une session extraordinaire. Jamais une telle commission n’avait réuni autant d’huiles locales et d’experts. Tous les acteurs étaient présents : associations locales de protection de l’environnement, victimes des rejets, autorités locales, élus, autorités nucléaires, préfet, président du conseil général, labos indépendants, etc.

Jean-Claude Bastion, préfet de la Drôme, a ouvert la séance en tapant sur les doigts de l’exploitant, la Socatri, dénonçant les «délais de prévenance et les défauts de coordination». Mais le préfet s’empresse de minimiser : «Toutefois, il faut ramener cet incident à ses exactes proportions, c’est-à-dire un niveau 1. La pression médiatique pose une question : sommes-nous capables de pratiquer la totale transparence sans engendrer la psychose ?» Difficile quand 74 kilos d’uranium se sont baladés dans le système hydrogéologique de la région.

Ereinté. Le chef de la division de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Lyon, Charles-Antoine Louët, n’a pas dormi. L’ASN a été sur la brèche dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un nouvel incident survenu à Romans-sur-Isère (lire ci-contre). Un autre site d’Areva. Le jeune fonctionnaire rassure l’assemblée, visiblement éreinté par la pression médiatique. «L’ASN a diligenté une inspection la nuit, dès l’incident connu.» Pourtant en situation normale, l’Autorité n’aurait jamais réagi aussi rapidement. «Nos réactions sont proportionnées à l’intérêt de la population.» S’ensuivent des exposés des autorités nucléaires : on se repasse les événements des dix derniers jours au Tricastin. Echanges, contradictions, inquiétudes…

Mais pendant ce temps-là, à Paris, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par Jean -Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, on acte que l’incident est clos. «Pour nous, cet incident est classé, déclare Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Le cours d’eau est redevenu normal, l’écosystème agricole n’est pas affecté et les 19 analyses sur des habitants proches du site montrent qu’il n’y a pas de contamination.» Mais le ministre, lui, ne veut pas en rester là et annonce vouloir «tout remettre à plat» : «Je veux que l’on change de culture, de méthodes.»

Dilemme. Vers 17 h 30, Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva, tient sa conférence de presse, face au lac de Lapalud - où, il y a dix jours, les gendarmes évacuaient les baigneurs après la fuite de la Socatri. Le réseau Sortir du nucléaire lui réserve un joli comité d’accueil avec banderoles, mégaphone et militant enchaîné aux grilles d’entrée. Sous des «Lauvergeon, démission!». Tailleur impeccable, elle présente ses excuses aux populations et aux élus. «Les premières conclusions que je tire sont humaines, et je tiens à m’excuser par rapport à toutes les inquiétudes et les émotions suscitées par cet incident.» Mais pour elle, l’incident ne jette pas le doute sur le nucléaire, «industrie la plus surveillée au monde», a-t-elle souligné, «et dont on ne peut faire l’économie face aux enjeux à venir». Son dilemme ? La transparence qui alimente la psychose. «Si à chaque fois que nous sommes transparents nous provoquons des craintes, il y a un problème.» Areva a connu sept événements de niveau 1 en 2007, contre 86 sur l’ensemble du territoire (un chiffre en baisse de 30% par rapport à 2006). «Je trouve que ce n’est pas bien de se refaire une santé militante [antinucléaire, ndlr] sur le dos des inquiétudes des gens.»

Si le nucléair«l'industrie la plus surveillée au monde»
c'est qu'en effet elle doît être la plus propre et la plus sûre... le public est rassuré.... Dimanche 20 Juillet 2008 - 17:09
toucourisque zéro ?
le risque zéro n'existe pas, même en France, malgré ce que qu'on veut nous faire croire. Sans vouloir faire de comparaison, lisez le dernier Télérama, "Tchernobyl, avant l'oubli" ; allez voir "Mo... Dimanche 20 Juillet 2008 - 14:20
stempes@JP451
Désolé JP mais tu fais fausse route, à tricastin le site d'AREVA possède bien des réfrigérants atmosphériques. Ceci dit il y a eu souvent des confusions sur le sujet. L'affaire est par ailleu... Dimanche 20 Juillet 2008 - 13:48
stempesLa bulle médiatique a éclaté...
Bravo à Madame Lauvergeon qui a su traiter cette affaire avec bon sens, sang froid et pragmatisme, et mettre en avant l'absence de conséquence sanitaire réelle. La performance est d'autant plus ... Dimanche 20 Juillet 2008 - 12:40
jp451C'est pas EDF mais AREVA !
La fuite vient de AREVA et chez EDF y a des contrôles ! Voilà AREVA à des fuites et c'est EDF qui en prend plein la tronche merci les mauvais journalistes qui n'y connaissent rien ! Changez cett... Dimanche 20 Juillet 2008 - 12:09
LatrouilleLa Terreur
Ajouter les 28 kilos de Semtex(Libé est bien discret,dommage!) et vous aurez une idée du péril qui guette notre pays.Les français vont vivre la trouille au ventre quand ils vont prendre conscience... Dimanche 20 Juillet 2008 - 11:34
Fifi24A Pastekos !
Cher Mr Pastekos je suis en partie d'accord avec vous et ce n'est pas moi qui a avancé la comparaison avec Tchernovbyl je m'en suis bien gardé celà dit si nous voulons continuer dans la seule sol... Dimanche 20 Juillet 2008 - 10:13
emd30fruits et belles routes
un client n'a pas voulu acheter de poires parce qu'elle venait de lamothe du rhone; oui les gens prennent conscience de la pollution radioactive . vivant à 15 km avec de belles routes pour fuir plus ... Dimanche 20 Juillet 2008 - 09:51
orsicentrale asco (tarragone)
pendant que les journaux français titrent sur les fuites de Tricastin, les journaux espagnols titrent sur les fuites de la centrale nuclèaire d'Asco (tarragone), où la aussi les baigneurs ont patau... Samedi 19 Juillet 2008 - 21:08
PatsekosA Fifi24
C'est justement parce qu'on envisage même le pire, qu'un accident comme Tchernovbyl n'aurait pu arriver en france. L'accident de 1986 est il faut le savoir une accumulation de facteurs d'une incroyab... Samedi 19 Juillet 2008 - 21:06
Voir toutes les réactions
L'essentiel du fil infoAbonnez-vous
 Publicité
Frédéric Debomy président de l’association Info Birmanie.
vendredi 5 septembre 2008
JANE BIRKIN chanteuse, comédienne.
vendredi 5 septembre 2008
Me Bernard Jouanneau
vendredi 5 septembre 2008
Par Pierre Marcelle
vendredi 5 septembre 2008
BenoÎt Duteurtre écrivain.
jeudi 4 septembre 2008
Pierre Zimmer conseil en communication.
jeudi 4 septembre 2008